LesTables
L'atelier

Le bois, le geste, et une seule paire de mains.

Derrière Les 5 Tables, il y a un homme, un atelier en Alsace, et un savoir-faire qui ne se délègue pas.

L'artisan

Jérémie. Compagnon du Devoir.

Charpentier de métier, Jérémie a fait le Tour de France des hommes du Devoir avant d'être sacré Meilleur Apprenti de France. Concrètement, il a passé des années à apprendre le bois auprès des meilleurs, dans les règles, sans raccourci.

Aujourd'hui, il met ce métier au service d'un objet qu'il aime : la table de jeu. La vraie charpente, celle des tenons et des mortaises. Et comme il joue lui-même, la surface est encaissée, les rebords accueillent des tablettes repose-cartes, et il y a une prise là où on en a besoin.

  • Compagnon du Devoir, après le Tour de France des hommes de métier
  • Meilleur Apprenti de France
  • Atelier en Alsace · toutes les tables y sont faites
  • Joueur de société, de rôle et de figurines
Jérémie, charpentier et Compagnon du Devoir, vu de dos à son poste de travail dans l'atelier
Jérémie, de dosIl est grand, il est barbu, et il n'aime pas se montrer. Ce n'est pas ce qu'on lui demande : on lui demande de faire de belles tables.
La fabrication d'une table Les 5 Tables, de la planche au cadre assemblé
Une minute d'atelier : le choix des avivés, l'usinage, le rabot, les chevilles, le V qui se dresse.
La fabrication

Ça ne s'explique pas. Ça se regarde.

On peut écrire « fait main » sur n'importe quel site. Alors voilà une minute d'atelier, sans coupe publicitaire : les avivés qu'on trie, la mortaise qu'on creuse, le copeau qui part sous le rabot, la cheville qui entre dans son trou au millimètre, et le pied en V qui se dresse.

Et si tu veux voir la suite, tu la verras : chaque table réservée est photographiée et filmée à chaque étape, du choix de la planche au dernier coup de chiffon.

Le parcours
Le Chevalier

Vous avez appris où ?

L'Artisan

Sur les routes. Compagnon du Devoir.

Le Chevalier

C'est un diplôme ?

L'Artisan

C'est plus long qu'un diplôme.

Assemblage à tenon et mortaise de l'angle d'un cadre de table en chêne massif
La technique

Tenon, mortaise, et pas une vis.

Les pieds ne sont pas vissés : ils s'emboîtent, comme la charpente d'une maison, et se bloquent avec des chevilles de chêne. C'est plus long, c'est plus difficile, et c'est infiniment plus solide. Le bois travaille, respire, tient tout seul.

Le piètement en V, c'est la signature de la série : deux pièces de chêne qui se croisent et se chevillent sur une semelle. Un V, comme le cinq romain. Ce n'était pas prévu. On l'a gardé.

De la planche à la table

Cinq étapes. Aucune raccourcie.

  1. I

    Le choix du chêne

    Avivés de chêne massif triés à la planche : on garde le grain, les nœuds et les bords vivants, on écarte ce qui ne tiendra pas.

  2. II

    Le débit et l'usinage

    Coupes et mortaises usinées au millimètre. C'est la seule étape où la machine a le dernier mot, parce qu'un assemblage de charpente ne pardonne pas l'approximation.

  3. III

    L'ajustage à la main

    Rabot, ciseau, maillet. Chaque tenon est ajusté à sa mortaise, une pièce à la fois, jusqu'à ce que ça entre sans forcer et ne bouge plus.

  4. IV

    Le chevillage

    Les pieds en V et les traverses sont chevillés au chêne. Pas de vis, pas d'équerre : le bois tient le bois.

  5. V

    La finition

    Ponçage progressif, huile dure. On ne cherche pas le miroir : on cherche le toucher du bois, et une finition qui se répare localement au lieu de devoir tout refaire.

L'atelier en photos

La série 2027, en cours. Prise sur le vif.

La table qui sort de cet atelier, l'an prochain, peut être la tienne.

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